Les palmiers sont des espèces préhistoriques par excellence. Et même si vous vivez dans des régions aux hivers rigoureux, rien ne vous empêche d’en cultiver dans votre jardin. Plusieurs variétés de palmiers supportent sans problème le froid hivernal. Parmi elles, on trouve les deux seules espèces de palmiers endémiques d’Europe : le Chamaerops humilis et le Phoenix theophrasti.
Le trachycarpus fortunei est très apprécié. Il peut survivre à des températures jusqu’à -15°C. Il atteint facilement 15 mètres de hauteur et s’adapte à tous les types de sols avec une croissance rapide. Ces qualités en font l’une des espèces les plus cultivées au monde. Dans le sud de la France, on le rencontre régulièrement sur les avenues des villes de la Côte d’Azur.
La rhapidophyllum hystrix est une variété rare mais extrêmement résistante. Elle tolère des températures jusqu’à -20°C. Elle pousse bien à l’ombre et en milieux humides puisqu’elle a besoin de beaucoup d’eau. Une fois bien enracinée, elle résiste sans peine aux périodes de sécheresse. C’est actuellement une espèce très rare à l’état naturel. Elle se reconnaît à sa petite taille (rarement plus d’un mètre) et à ses épines situées à la base des feuilles.
La washingtonia filifera est originaire de Californie et tolère des températures jusqu’à -10°C. Ses feuilles palmées lui donnent une silhouette caractéristique et elle pousse rapidement. Elle préfère les emplacements ensoleillés et les sols frais, relativement secs, bien qu’elle s’adapte à tout type de sol (acide, neutre ou alcalin). Comme le trachycarpus, elle peut être victime du papillon paysandisia archon. Ce dernier pond ses œufs dans les palmiers et ses larves passent neuf mois à miner le tronc, les bourgeons et les jeunes palmiers, causant des dégâts importants voire la mort de l’arbre. Ce papillon s’est surtout acclimaté en région méditerranéenne. Plus au nord, ses dégâts restent beaucoup plus limités.
Via : Gerbeaud
